Elu, je suis personnellement outré de voir toutes les insanités qui peuvent se déverser ici, de droite évidemment et de gauche aussi,
hélas, à propos des dernières déclarations de Ségolène Royal.
Je me croyais élu d'une république dûment démocratique et civilisée, et je me rends compte que la majorité des propos relevés ici
sont prêts, sous prétexte d'apaisement, à enterrer des pratiques dignes d'une république bananière et à tirer sur la pianiste qui les dérange en remettant sur la table ces pratiques. Certes je
ne suis pas assez naïf pour que ceci soit une découverte, mais trop, c'est trop.
Il me laissent à penser que leurs auteurs sont coutumiers de ces pratiques, par le fait même qu'ils puissent essayer de les noyer en
ajustant leurs chevrotines vers "la première qui dit, la vérité", et qui la jette sur la table.
Que certains élus de tous bords ne s'étonnent surtout pas qu'on les prenne pour ce qu'ils sont capables de s'afficher, quand l'une
d'entre eux et non des moindres, s'élève publiquement pour dénoncer des pratiques baffouant le plus élémentaire des droits démocratiques, celui du droit de vote.
Le courage politique ne consiste pas à crier "au loup" avec la meute, mais à dénoncer toutes ses injustices et ses
irrégularités.
Il a beau jeu, le parti socialiste, de prétendre rassembler par des primaires un candidat auréolé du suffrage universel, quand il est
incapable de reconnaître publiquement qu'il a pipé les dés pour faire élire sa direction et qu'il tente de noyer le poisson.
Il ne s'agit pas de revenir sur le passé et de rouvrir des plaies. Il s'agit d'afficher publiquement que l'on n'en veut plus de ces
pratiques indéfendables.
Qu'on ne compte pas sur moi pour baisser les bras au sein du PS et fermer ma gueule, car j'estime qu'il est de mon devoir politique
de soutenir, de façon générale, le courage de préférence à la lâcheté, le droit plutôt que les combinaziones, locales ou nationales, rampantes ou institutionnalisées.
La politique n'est pas, pour moi, une table de jeu, où les compromis et l'appât du pouvoir rendraient licites toutes les pratiques,
et où l'envie de gagner suffit à les justifier.
Si les élus et les responsables politiques revendiquent le respect pour leurs engagements, qu'ils s'efforcent d'être exemplaires.
Sinon, qu'ils disparaissent du paysage. Il n'y aura pas grand monde pour les regretter.
On verra bien si "le bon peuple" et les militants que l'on est capable de mépriser à ce point saura faire le tri quand le moment
viendra. A moins que, évidemment, le mépris, dont l'exemple nous est donné tout là haut par nos gouvernants, ne devienne la valeur de référence de notre société, la valeur sûre incontournable,
et que même le PS s'empresse à se l'appliquer.
Paul Suteau Romagnat
Merci Paul pour cette déclaration. Je pense que nous sommes plusieurs au sein de cette motion E (et paut être au delà) à partager cette même opinion. Il est de notre devoir d'élu effctivement
de mettre toute notre énergie à interdire le renouvellement de ce genre de pratiques détestables aussi bien au niveau national que local.
Bonne journée
Rémy Serpolay Romagnat
Voilà, faites comme Paul prenez votre plume ou réagissez comme Rémy et faites vivre notre blog
Jean Claude Riom